Actualités - Manifestations Tourrettanes

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Visites du village / Tours of the village

Du 2 juillet au 17 sept 2017 :

tous les mercredis et dimanches à 10 heures (départ : place de la Mairie)

every wednesnay and sunday at 10.00 am

 

Du 18 sept 2017 au 30 juin 2018 :

tous les dimanches 15 heures (départ : place de la Mairie)

every sunday at 15 pm                                               



 


 

CONFÉRENCES A TOURRETTES

 

Voir l'onglet "Revue d' Événements" sous-onglet "Conférences"

pour le résumé illustré des conférences du cycle 2016/2017 qui s'est clos le 3 mai par la Conférence sur l'Annonziata d'Antonello da Messina  


 Le cycle 2017/2018 sera annoncé dès que possible




EXPOSITION

Du 17 juillet au 23 juillet et du 21 août au 27 août 2017

SALLE DES EXPOSITIONS DE TOURRETTES


"Les premières poupées de chiffons apparurent en période de grande pauvreté
il y a une centaine d'années.
De nos jours ces créations se perpétuent de façon artisanale par des passionnées.
 Venez nous rencontrer et découvrir notre petit monde."
Lise Boué



 




 











 EXPOSITION

24 JUILLET / 5 AOÛT 2017

SALLE DES EXPOSITIONS DE TOURRETTES

 JACQUES MIREUR



PAUL DEROULÈDE

2 septembre 1846 - 30 janvier 1914

 

Homme politique, écrivain et poète sous la III° République, il fonde la Ligue des Patriotes le 18 mai 1882, dont le journal « Le Drapeau » devient le moniteur officiel, et sera, jusqu’à sa mort, la figure emblématique d’un nationalisme français dont la forme originelle est aujourd’hui oubliée.

 

Il faut rappeler les terribles exigences imposées par la Prusse, après la capitulation de 1870. Le 21 février 1871, Bismarck avait annoncé les conditions exorbitantes exigées : une indemnité de 6 milliards de francs, la cession de l’Alsace (sauf Belfort défendue avec un héroïsme sans limite par le colonel Denfert-Rochereau), de la quasi-totalité de la Moselle, d’une partie de la Meurthe, des Vosges et, comme ultime humiliation, consentir à la parade des vainqueurs sur les Champs Elysées.


Ce nationalisme était plus à considérer comme une prise de conscience, avant que d’être un mouvement politique, à laquelle s’identifiaient les individus convaincus de former une communauté nationale dont la cohérence résidait dans les liens qui les unissaient, liens de langue, de culture et d’attachement à la nation (la République « une et indivisible »). Des liens de nature à définir une identité nationale, conçue comme la somme des particularités communes qui fondent au même creuset la cohésion et la solidarité des personnes regroupées au sein du pays dans lequel elles vivent (on pourrait ajouter par héritage, par atavisme ou par adhésion).

La mémoire a oublié le fond de ce premier nationalisme, issu du traumatisme de la défaite de 1870, pour l’amalgamer à celui animé et porté huit ans plus tard  par Charles Maurras et Maurice Barrès.

 

La détestation qu’il avait de l’Empire l’inscrivit comme pacifiste, antimilitariste et humanitariste. La guerre de 1870 l’avait bouleversé. Le dramatique épisode de Reichsoffen le détermina à s’engager. A la bataille de Bazeilles il fut fait prisonnier et interné à Breslau d’où il s’évada, pour retourner au combat, ce qui lui valut la légion d’honneur. Il n’admit jamais l’annexion de l’Alsace et de la Moselle et n’eut de cesse que d’animer la « Revanche » pour le retour des provinces perdues : la guerre l’avait converti au patriotisme.

Un patriotisme dont la France manquait cruellement par absence de cohésion nationale, car le drame de 1870 ne fut pas vécu de la même façon dans toutes les provinces (on pensait dans le Sud que c’était une affaire entre gens du Nord et, ailleurs, d’autres fuirent pour ne pas répondre à l’appel !).

Il rapporta souvent cet épisode du vieux paysan dont le fils était soldat, venu s’enquérir du départ des troupes à qui il avait répondu ne pas le savoir : « Le regard de mépris que me lança cet homme entra dans mes yeux comme un éclair… Je sentis que je venais de manquer à la solidarité qui m’unissait, avant tout et malgré tout, aux hommes de mon pays… La cruauté de ma réponse se révéla à moi dans toute sa vilénie. »,Déroulède vouait à Gambetta un culte idéalisé mais opposa toujours une haine féroce à l’encontre de Jules Ferry. Favorable à ses lois scolaires, il l’attaqua néanmoins sur sa politique coloniale qui répandait inutilement le sang français alors que la priorité était la récupération de l’Alsace et de la Moselle. A ce propos, il lui lança en 1882 cette cinglante réplique : « J’ai perdu deux enfants et vous m’offrez vingt domestiques. »

 

Ses contradictions, ses prises de position ambiguës (l’épisode Versaillais, le soutien à Boulanger, son duel contre Clemenceau, attaqué sur le scandale du Panama), son intransigeance et son entêtement à ne pas reconnaître ses erreurs, ont masqué le visage du Déroulède courageux, tenace, opiniâtre mais sans haine, dont l’action doit être abstraite de la thématique de la « Revanche », réelle d’ailleurs, mais à laquelle une trop grande importance fut donnée.

Car il faut porter à son crédit son incompréhension et son refus de l’antisémitisme, son soutien sans faille aux propositions de loi pour réduire la durée du travail, l’amélioration du sort des enfants dans l’usine, l’accroissement du poids des syndicats ouvriers et son soutien aux grévistes !

 Lors de l’inauguration de la statue de Paul Déroulède, square de Laborde à Paris, le 20 novembre 1927, Louis Barthou, Garde des Sceaux, ministre de la Justice du gouvernement d’Union nationale, lui rendait hommage par ces mots qui concluaient son discours :

« … c’est beaucoup qu’un nom survive, s’il est impossible de le prononcer sans évoquer les traits éternels de la France. »



 

 




AGENDA  DES MANIFESTATIONS TOURRETTANES 2017

 

8 ET 9 JUILLET              15 ème  Festival de JAZZ


15 ET 16 JUILLET            13 ème édition "les Arts au Coeur du Village"


le 22 et 23 JUILLET         Fête Patronale de la St Martial


30 JUILLET 9ème            Salon du Livre


24 SEPTEMBRE             Salon d'Automne et Salon Art et Nature


19 NOVEMBRE                3ème Edition Les Artistes annoncent NOEL




 




        

 

"Mon abstraction souhaite transmettre une harmonie réfléchie, nuancée et poétique représentant les reflets changeant de la vie.


J’espère que vous verrez au-delà de mes couleurs, de mes lignes divergentes et fragmentées un lien, celui que m’inspire la nature.

 

Ce fragment de nature est sûrement en moi et guide d’instinct mon travail." Brigitte Liégaux



 




La nature joue invariablement un grand rôle tant dans ma vie personnelle que professionnelle. C'est elle qui me guide et me conduit sur ma voie artistique. En commençant par le choix de la matière de mes créations, le lin et la laine m'attirent par leur aspect naturel et qui reflète fidèlement le côté chaleureux et irrégulier, inattendu de la nature. Ces matières me permettent  de reproduire les nuances les plus discrètes de la verdure, de la  terre, de l'eau, et qui apparaissant dans mes œuvres sous différents aspects tels qu’un paysage, une natures morte, une composition abstraite.

Je me réfère également à la nature dans ma technique de tissage. J'utilise depuis le début une ancienne  façon de travailler le fil, datant de plusieurs siècles, qui reste fastidieuse, exigeante, lente mettant souvent à l'épreuve la patience et la motivation de l'artiste. Ce mode de travail demande en amont une planification précise des effets souhaités, sans possibilité de retour ou de correction. Malgré la rigueur que demande cette technique, j'y tiens beaucoup car elle procure une possibilité de création de couleurs inédites, de contrastes tout comme de mélanges uniques et impossibles à reproduire avec d'autres procédés artistiques.

Bien souvent, les harmonies et la  richesse des couleurs obtenues sont surprenantes, également pour l'artiste lui-même. La finesse de création qu'elle procure facilite la réalisation de ma devise artistique qui est de reproduire, grâce au fil, l'effet de la peinture. Ainsi, on donne souvent à mes tapisseries la qualification de « peintures tissées ».

La grande exigence de cette manière de faire me pousse encore et  toujours au dépassement des limites artistiques et à la créativité. Elle m'apprend tout simplement l'humilité. Même si j'espère bien évidement que mon travail pourrait émouvoir en tant qu'œuvre artistique (ce qui est le but final de ma démarche) il est important de prendre en compte la difficulté artisanale du travail (il faut 2 mois pour créer 1 mètre carré de tapisserie). La tapisserie artistique demande à l'artiste beaucoup de sacrifice et une solide connaissance de la technique de tissage pour qu'elle puisse éveiller les sens et toucher le fond de nos âmes.







 photos : Michel Auffret