CONFÉRENCES

 

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Association Tourrettes Héritage

 

CONFÉRENCE

 

 

 

LES MAÎTRES DE SAGESSE

« Qu’appelle-t-on Maîtres de Sagesse, quels pouvoirs ont-ils ? »

 

 

 

Par Olivier DANÈS

Traducteur de Benjamin CREME



 

 

 Présentation de l’ésotérisme en général et des Maîtres de Sagesse en particulier.

 

Dans cette conférence aux frontières de la spiritualité, des religions ancestrales,

il sera question des hommes qui de tout temps se sont dédiés dans l'ombre

à la quête de vérités essentielles et transcendantes.

 

 

Mercredi 26 octobre 2016

18 heures - Salle des Romarins à Tourrettes



 

 

ASSOCIATION TOURRETTES HERITAGE

CONFERENCE

LA VUE DE DELFT

Radioscopie du célèbre tableau de Johannes Vermeer

Le « petit pan de mur jaune » selon Marcel Proust

Par Gérard Saccoccini

Conférencier en Histoire de l’Art




La radioscopie et l’analyse sensible de ce célèbre tableau de l’Age d’Or hollandais (Mauritshuis de La Haye) révèlent les étranges corrélations du verbe et de la couleur qui subjuguèrent Marcel Proust.

Emerveillé par le détail du « petit pan de mur jaune », il en exprima la musicalité dans son œuvre : « A la recherche du temps perdu ».

Mercredi 19 octobre 2016

18 heures Salle des Romarins à Tourrettes

Renseignements : ( 04 94 39 98 14 )


PROCHAINES CONFERENCES A TOURRETTES

Mercredi 26 octobre 2016 : Les Maîtres de Sagesse, par Olivier Danès

« Qu’appelle-t-on Maîtres de Sagesse, quels pouvoirs ont-ils ? ».

Mercredi 30 novembre 2016 : Les Orchidées sauvages, par Thierry Ménard

« Un patrimoine méconnu ».

Mercredi 7 décembre 2016 : Les Ménines, par Gérard Saccoccini

« Radioscopie de l’œuvre de Diego Velàzquez ».

Mercredi 14 décembre 2016 : Les Fileuses, par Gérard Saccoccini

« Radioscopie de la Légende d’Arachné de Diego Velàzquez ».

Conférence gratuite et ouverte à tous


   

 

LA VUE DE DELFT

Radioscopie du célèbre tableau de Johannes Vermeer

Le « petit pan de mur jaune » selon Marcel Proust

Présentation de la conférence du 19 octobre 2016

Par Gérard Saccoccini



18 h 00 Salle des Romarins – Tourrettes


Au sud des Pays-Bas, entre la quiétude « administrative » de La Haye (Den Haag) et l’agitation fébrile du grand port de commerce de Rotterdam, se situe la petite ville tranquille de Delft. Vermeer y vient au monde en 1632, il y meurt en 1675, à seulement 43 ans. Comme beaucoup de peintres de son époque, Vermeer exerce une deuxième activité et poursuit le négoce de tableaux légué par son père. La solide réputation acquise par l’exercice de son art lui permettra, en 1662, d’être élu dans sa ville « syndic de la Guilde de Saint-Luc », regroupant les artistes locaux. Ses commanditaires sont des notables du lieu et sa renommée ne dépassa pas de son vivant le cadre de sa province.


Marcel Proust, par l’appréciation élogieuse qu’il fit de ce paysage urbain, a beaucoup contribué à le rendre célèbre en France.


Il correspond à la tradition italienne des vedute, genre anticipant la carte postale, qui fut popularisée au 18ème siècle par les vénitiens Canaletto, Guardi et Bellotto auprès de riches aristocrates Anglais effectuant le « Grand Tour ».


Subjugué, après avoir découvert la Vue de Delft à l’exposition hollandaise de 1921, au musée du Jeu de Paume, Proust avait déclaré avoir vu « le plus beau tableau du monde », quintessence de la peinture hollandaise. « C’est ainsi que j’aurais dû écrire, disait-il. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleurs, reprendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune. »


Vermeer fut l’un des plus grands peintres de son temps. Sa peinture marqua souvent son absence d’intérêt pour les « grandes choses », ce qui reste l’un des plus intimes secret de sa poésie révélant son amour profond pour des vérités simples, loin de toute rhétorique, uniquement fondées sur l’harmonie de la couleur et la transparence enchantée de la lumière.


Autant Rembrandt avait donné richesse et profondeur à la pénombre, autant Vermeer perçut le miracle qu’une lumière légère et diffuse accomplit sur les choses, révélant les propriétés cachées de la couleur.


Sa disparition signa la fin de l’Age d’Or.



 

Marcel Proust. La Prisonnière (A la recherche du temps perdu, édition de La Pléiade, 1988, tome III, p. 692)

Dans l’œuvre de Proust, Bergotte est un écrivain imaginaire que le narrateur (le double littéraire de Proust) a beaucoup admiré dans sa jeunesse. Celui-ci raconte ainsi la mort de Bergotte.


"Il mourut dans les circonstances suivantes : une crise d'urémie assez légère était cause qu'on lui avait prescrit le repos. Mais un critique ayant écrit que dans la Vue de Delft de Ver Meer ( prêté par le musée de La Haye pour une exposition hollandaise), tableau qu'il adorait et croyait connaître très bien, un petit pan de mur jaune (qu'il ne se rappelait pas) était si bien peint qu'il était, si on le regardait seul, comme une précieuse œuvre d'art chinoise, d'une beauté qui se suffirait à elle-même, Bergotte mangea quelques pommes de terre, sortit et entra à l'exposition. Dès les premières marches qu'il eut à gravir, il fut pris d'étourdissements. Il passa devant plusieurs tableaux et eut l'impression de la sécheresse et de l'inutilité d'un art si factice, et qui ne valait pas les courants d'air et de soleil d'un palazzo de Venise, ou d'une simple maison au bord de la mer. Enfin il fut devant le Ver Meer qu'il se rappelait plus éclatant, plus différent de tout ce qu'il connaissait, mais où, grâce à l'article du critique, il remarqua pour la première fois des petits personnages en bleu, que le sable était rose, et enfin la précieuse matière du tout petit pan de mur jaune. Ses étourdissements augmentaient ; il attachait son regard, comme un enfant à un papillon jaune qu'il veut saisir, au précieux petit pan de mur. « C'est ainsi que j'aurais dû écrire, disait-il. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleurs, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune. » Cependant la gravité de ses étourdissements ne lui échappait pas. Dans une céleste balance lui apparaissait, chargeant l'un des plateaux, sa propre vie, tandis que l'autre contenait le petit pan de mur si bien peint en jaune. Il sentait qu'il avait imprudemment donné la première pour le second.  « Je ne voudrais pourtant pas, se dit-il, être pour les journaux du soir le fait divers de cette exposition. » Il se répétait : « Petit pan de mur jaune avec un auvent, petit pan de mur jaune. » Cependant, il s’abattit sur un canapé circulaire ; aussi brusquement il cessa de penser que sa vie était en jeu et, revenant à l’optimisme, se dit : « C’est une simple indigestion que m’ont donnée ces pommes de terre par assez cuites, ce n’est rien. » Un nouveau coup l’abattit, il roula du canapé par terre où accoururent tous les visiteurs et gardiens. Il était mort."







 

 

CONFERENCES A TOURRETTES  CYCLE 2016 – 2017

Les Mercredis, 18 h 00, Salle des Romarins

 

 

05  Octobre  2016  -  Gérard Saccoccini   L’Age d’Or de la peinture espagnole.

Dominé par le génie du grand Velàzquez, l’âge d’or espagnol, fut celui de l’Eglise toute-puissante, avec ses clercs, ses moines, ses ordres nouveaux, ses couvents, ses confréries, sa liturgie et ses dévotions, ses processions, ses fêtes et ses forces de répression (l’Inquisition). Né dans l’extraordinaire foisonnement du creuset Sévillan, nourri du génie de ses ateliers, le siècle brillait de ses derniers feux, dans la spiritualité expansive et sentimentale d’une Espagne désormais urbaine à laquelle devait s’agréger la sensibilité de Murillo qui en fixa avec vivacité les aspects picaresques.

L’Age d’Or fut aussi la fin pathétique d’un siècle clôturé par un désastre économique, qui coïncidait avec une époque artistique très brillante dans laquelle la position dominante de l’Eglise vit décliner le mécénat d’Etat.

 

19  Octobre  2016  Gérard Saccoccini    La Vue de Delft de Johannes Vermeer

Une radioscopie et une analyse sensible de ce célèbre tableau de l’Age d’Or hollandais (Mauritshuis de La Haye) révèle les étranges corrélations du verbe et de la couleur qui subjuguèrent Marcel Proust. Emerveillé par le détail du « petit pan de mur jaune », il en exprime la musicalité dans le Voyage au bout de la nuit.

 

26 Octobre 2016   Olivier Danès        Les Maîtres de Sagesse

Qu’appelle-t-on « Maîtres de Sagesse », quels pouvoirs ont-ils ?

Comment devient-on un Maître de Sagesse ?
Qui est Maitreya ?   Quel rôle joue-t-il vis-à-vis de l’humanité ?
Quand verrons-nous les Maîtres ?
Qu’appelle-t-on le « Jour de la Déclaration » ?
Que peut-on faire de cette information ?

 

30 Novembre  2016   Thierry Ménard Botaniste, Professeur Agrégé de Sciences de la nature.

Les Orchidées sauvages, un patrimoine méconnu

"Les orchidées représentent un groupe d’espèces dont le nom évoque non sans force l’exotisme et la flore du bout du monde. Et pourtant cependant, notre pays -et a fortiori notre région !- compte de nombreux représentants de cette mystérieuse famille. Plantes à l’anatomie florale complexe, au cycle et au mode de vie souvent étonnant, les orchidées sont incontestablement parmi les plus beaux végétaux du monde et même si nos orchidées indigènes n’ont pas la taille de leurs lointaines cousines tropicales, elles montrent avec un peu de minutie et de curiosité des atours extraordinaires tant par la diversité de leurs formes, de leurs couleurs ou de leurs écologies. Une découverte ou une redécouverte de ce monde végétal à part, en prenant comme source d’illustrations les orchidées de notre région, souvent si mal connues. »

 

07 Décembre  2016   Gérard Saccoccini 

Les Menines, ou les énigmes « peintes » de Diego Velàzquez

Dans ce somptueux tableau, conservé au musée du Prado à Madrid, le « Prince des peintres » pose trois énigmes qu’une analyse insolite nous invite à découvrir en déjouant les pièges de la perspective stricte et de la fascination du miroir.

Accaparant la technique flamande du « réalisme illusionniste » que crée « l’image dans l’image », il utilise le thème du miroir comme un artifice permettant d’introduire à l’action des protagonistes dont l’image renvoyée reflète des personnes ne faisant pas partie de la composition.

 

14 Décembre  2016  Gérard Saccoccini           

Les Fileuses, ou les énigmes « tissées » de Diego Velàzquez

Avec un art consommé de tisser les pièges et au moyen d’autres énigmes, Velàzquez nous entraîne dans la théâtralité baroque de l’illusion pour restituer une allégorie de l’art dans tous ses procès, au travers de toutes ses étapes, comme un véritable « discours de la méthode » du peintre, constituant l’apologie de sa discipline en tant qu’art libéral de premier rang.

 

11  Janvier  2017  Michel Bourgeois, Diplômé d'Etudes  approfondies de Droit Privé, Avocat au Barreau de Grasse, Inscrit sur la Liste de conseils de la Cour Pénale Internationale et du Tribunal Spécial pour le Liban

Et si le prochain Président de la République était issu de la Société civile ?

 C’est par cette phrase que Michel Bourgeois, refusant de se voir de nouveau imposer un choix par dépit lors de l’élection présidentielle de 2017, a annoncé son intention de s’y présenter.

Dans un premier essai (2015) intitulé « Médiocratie - Du trou de serrure au trou noir », Michel Bourgeois a expliqué le sens de sa démarche en décrivant sans concession avec un cynisme habillé - pour le clin d’oeil - de latin, de grec et d’imparfait du subjonctif, cette médiocratie qui défigure la France, prisonnière d’un voyeurisme d’État jamais assouvi et d’un processus d’acculturation, fait philosophie : les faits ne l’ont pas démenti depuis.

 

18 Janvier 2017  Gérard Saccoccini      Balades Caraïbes – « Cuba Isla Linda »

Un carnet de voyage à la découverte de l’histoire, des mystères, des sortilèges et des mille facettes de la plus grande des îles caraïbes.

 

08  Février  2017   Gérard Saccoccini   Giorgione, le Magicien de Venise

Une Mystérieuse ligne d’ombre s’invite dans ses tableaux et nous guide pour déchiffrer énigmes et symboles d’une peinture que ce magicien de la technique du « colorito » enseigna au grand Titien. Les deux dernières années de sa vie furent affectées par les doutes et les désillusions consécutifs à la prodigieuse ascension de l’élève qui devenait son rival.

Présentation du voyage à Trévise, ville natale du peintre  « sur les pas de Giorgione »

 

08 Mars  2017   Gérard Saccoccini   Le Déjeuner des canotiers de Renoir

Une radioscopie de cette œuvre magistrale, la dernière du parcours impressionniste de Auguste Renoir, nous permet de retrouver l’ambiance heureuse et sereine des rivages de la Seine dans un des plus grands moments de l’art français. Jeux d’ombre et de lumière, apologie de la féminité, contrastes des fonds et des personnages, palette tonale d’une richesse inouïe permettent d’entrer dans l’univers des formes et des couleurs de ce peintre magnifique au moment où il quitte ce bout de chemin parcouru avec Monet.

 

05  Avril 2017   André Rosenberg Professeur de Lettres Honoraire, Docteur en Histoire 

     VOLTAIRE, LA FACE CACHÉE DES GRANDS HOMMES


Tout le monde connaît Voltaire, le philosophe, l'historien, le poète, le dramaturge.

Tout le monde connaît Voltaire et les "affaires" qu'il a brillammant défendues.

Tout le monde connaît Voltaire et ses contes, les plus lus, les plus édités.

Les textes de Voltaire sont des incontournables du XVIIIième siècle. Le creuset de la culture française.

   Et pourtant, il y a un "autre Voltaire"...mais bien moins connu, où le même homme paraît raciste,

homophobe, islamophobe, antisémite, misogyne, à l'opposé de tous les idéaux qu'il prônait.

Un Voltaire pas si sympathique que cela ?